Le dernier affrontement technologique sur la scène internationale n’implique pas de chars ou de missiles, mais des logiciels de traitement de la langue naturelle (NLP) et de génération de texte.

Après les géants technologiques américains et chinois, c’est au tour de la Russie de se positionner sur le marché émergent de l’intelligence artificielle conversationnelle. Sber, la banque leader du pays, vient de dévoiler son propre bot de conversation, baptisé GigaChat. Cette initiative marque une nouvelle étape dans l’effort de la Russie pour rivaliser avec les États-Unis d’IA.

La Russie entre en jeu dans la course à l’IA conversationnelle

Alors que le géant américain OpenAI fait des vagues avec son modèle d’intelligence artificielle de pointe, ChatGPT, la Russie fait son entrée dans l’arène. L’émergence de GigaChat montre que le pays est déterminé à se maintenir à jour technologiquement malgré son isolement politique actuel. Cela pourrait être perçu comme une extension de la rivalité géopolitique traditionnelle entre la Russie et les États-Unis dans le domaine numérique.

L’ambition de Sber : transformer une ancienne banque en champion technologique

Le changement de cap stratégique de Sber est marquant : de banque dominante à acteur de la technologie. Ils ont parié sur le paiement, le streaming, le cloud et maintenant l’IA pour offrir une alternative aux services proposés par les poids lourds technologiques américains.

GigaChat : une percée pour le secteur technologique russe ?

Le PDG de Sber, Guerman Gref, présente GigaChat comme une avancée majeure pour l’écosystème technologique russe. Cependant, l’accès à cette technologie révolutionnaire est actuellement limité à une version bêta, accessible uniquement sur invitation.

La Russie suit-elle les traces de la Chine dans le domaine de l’IA ?

Il est intéressant de noter que la Russie semble adopter une approche similaire à celle de la Chine, qui a également cherché à créer des alternatives à ChatGPT. Même si les efforts de la Chine n’ont pas encore donné de résultats satisfaisants, comme en témoigne le lancement quelque peu décevant du robot conversationnel de Baidu, la Russie semble déterminée à poursuivre cette voie.

En somme, cette annonce de Sber montre que la compétition en IA conversationnelle s’intensifie. Les ramifications géopolitiques de cette course technologique, associées aux implications potentielles pour la censure en ligne et la liberté d’expression, seront sans aucun doute un sujet à suivre dans les mois et les années à venir.