L’intelligence artificielle est souvent critiquée pour sa consommation énergétique. Pourtant, si son développement est maîtrisé de manière éthique et durable, elle pourrait devenir un allié de poids dans la lutte contre le changement climatique.

Un potentiel sous-estimé

Avec sa capacité à analyser des volumes colossaux de données, l’IA dispose d’atouts uniques pour mieux comprendre et anticiper les enjeux environnementaux.

Comprendre en profondeur notre environnement

Grâce au traitement statistique et à l’apprentissage automatique, l’IA est capable d’extraire et modéliser des connaissances à partir de masses incommensurables d’informations issues de nombreux capteurs, satellites, etc.

Anticiper risques et impacts

Cette modélisation experte des systèmes complexes que représentent la biosphère et les infrastructures énergétiques permet d’identifier en amont les problématiques émergentes et d’orienter les politiques publiques.

Une agriculture optimisée

Le monitoring environnemental

Capteurs, drones et satellites collectent en continu des données détaillées sur le climat, les sols, les cultures…

L’analyse par l’IA

Ces données massives issues du monitoring environnemental sont ensuite traitées par des algorithmes d’intelligence artificielle très performants comme les réseaux de neurones convolutionnels. Ces derniers élaborent des modèles prédictifs à très grande échelle et très haute résolution cartographiant avec précision les besoins spécifiques de chaque plante, parcelle ou micro-région.

Des résultats concrets

Grâce aux cartes de vigilance générées pour chaque culture et chaque zone géographique, les agriculteurs sont désormais capables d’optimiser l’usage des intrants de façon ultra-ciblée, n’apportant de l’eau, des fertilisants ou des traitements phytosanitaires que là où les plantes en ont véritablement besoin, au litre ou au gramme près. Cette application raisonnée permet à la fois d’améliorer significativement les rendements tout en préservant durablement la qualité des sols et plus largement l’environnement.

Une gestion énergétique renouvelée

Le monitoring en temps réel

Les compteurs intelligents disséminés dans les habitations et infrastructures collectent en continu des données détaillées de consommation électrique (puissance, courant, tension…) à un rythme soutenu de l’ordre de la minute.

La prédiction par l’IA

Ces historiques colossaux alimentent des algorithmes d’intelligence artificielle performants comme les réseaux de neurones ou les machines à vecteurs de support. Ceux-ci analysent en profondeur les schémas de demande selon des centaines de paramètres (saison, météo, type de jour ou d’heure…) afin de diagnostiquer avec une grande finesse les besoins futurs tout au long de l’année.

L’intégration massive des énergies renouvelables

Ces capacités inédites de prévision permettent aux gestionnaires de réseaux intelligents de moduler en temps réel la production et distribution d’une électricité de plus en plus renouvelable, notamment d’origine solaire et éolienne. Grâce à cette flexibilité nouvelle, certaines régions parviennent désormais à intégrer jusqu’à 60% d’énergies intermittentes dans leur mix électrique, un niveau de pénétration record qui serait impossible à atteindre sans l’apport décisif de l’intelligence artificielle.

Conclusion

En définitive, si son déploiement est maîtrisé de façon éthique et sobre en carbone, l’intelligence artificielle a le potentiel de devenir un allié puissant dans l’atténuation du dérèglement climatique, grâce à ses capacités uniques d’analyse de données environnementales.