Il est tard dans la soirée et un vent frais souffle à travers les rues de Montréal. Au CHU Sainte-Justine, le travail ne s’arrête jamais. L’équipe de recherche dirigée par un jeune et dynamique professeur adjoint en psychiatrie computationnelle de l’Université de Montréal, travaille d’arrache-pied pour façonner l’avenir de la psychiatrie. Leur mission ? Utiliser l’Intelligence Artificielle (IA) et les neurosciences computationnelles pour personnaliser le traitement des troubles mentaux. Approchons-nous un peu plus pour comprendre leur approche révolutionnaire.

La psychiatrie de précision : Une approche personnalisée

La psychiatrie de précision est un concept audacieux qui cherche à personnaliser le traitement de la santé mentale. Cette idée repose sur l’utilisation de différents types de données, notamment celles recueillies à partir du génome jusqu’aux smartphones. L’objectif est de comprendre les subtilités de chaque patient afin de proposer des soins personnalisés.

L’équipe envisage un futur où la médecine serait préventive plutôt que curative. Au lieu de traiter un trouble une fois qu’il est apparu, ils espèrent prédire l’apparition de ce trouble et mettre en œuvre des mesures adaptées pour chaque individu avant que le trouble ne se déclare. Imaginez un monde où l’on pourrait anticiper les problèmes de santé mentale avant qu’ils ne se manifestent ! C’est un futur audacieux et prometteur que ces chercheurs tentent de construire.

La physiologie sociale : Comprendre le cerveau pour mieux interagir

La physiologie sociale est un autre aspect de leur recherche. C’est l’idée que notre cerveau nous permet d’interagir avec les autres. Selon eux, la cognition humaine est autant physiologique qu’elle est sociale. Ils cherchent donc à comprendre comment notre cerveau social fonctionne, non seulement pour mieux comprendre la recherche fondamentale, mais aussi pour aider à traiter les conditions psychiatriques, en particulier les troubles du spectre autistique et d’autres troubles du développement neurologique.

Ils utilisent une technique innovante appelée l’hyper-scanning, qui consiste à enregistrer simultanément plusieurs cerveaux pendant une interaction sociale. Grâce à cette technologie, ils ont découvert que les ondes cérébrales des personnes se synchronisent pendant une interaction sociale. Cela ouvre un tout nouveau champ de recherche pour comprendre comment notre cerveau social fonctionne.

Le jeu vidéo : Un outil pour évaluer et réhabiliter

Le jeu vidéo est un autre outil que l’équipe utilise dans leurs recherches. Ne vous méprenez pas, ce ne sont pas des jeux ordinaires destinés au divertissement. Ce sont des jeux sérieux avec un but sérieux : évaluer et réhabiliter les patients.

Ils ont développé le premier jeu vidéo en réalité mixte pour les enfants autistes. La réalité mixte est une technologie qui superpose des hologrammes à la réalité. Le jeu est conçu pour évaluer les capacités cognitives et sociales des enfants autistes, ce qui pourrait aider à mieux comprendre et à traiter ces troubles.

L’intelligence artificielle : Simuler le cerveau pour mieux le comprendre

L’IA et la modélisation mathématique sont également au cœur de leurs recherches. Ils simulent le fonctionnement du cerveau dans un ordinateur pour mieux comprendre comment il fonctionne. Grâce à ces simulations, ils peuvent tester leurs hypothèses et mieux comprendre comment le cerveau humain fonctionne.

Ils travaillent également sur des algorithmes multi-agents. Ces algorithmes sont conçus pour collaborer et coopérer avec d’autres algorithmes ou avec des êtres humains. Ils espèrent que ces recherches sur la cognition sociale artificielle pourraient conduire à des avancées majeures, non seulement en termes de traitement des troubles mentaux, mais aussi en termes de développement d’IA plus avancées et conscientes d’elles-mêmes.

En résumé, l’équipe du CHU Sainte-Justine travaille d’arrache-pied pour révolutionner la manière dont nous traitons les troubles mentaux. En utilisant l’IA, les neurosciences computationnelles, la psychiatrie de précision et les jeux sérieux, ils espèrent créer un futur où les troubles mentaux pourraient être anticipés et traités de manière personnalisée. C’est un futur audacieux, mais grâce à leur travail acharné et à leur dévouement, il est à portée de main.