En ce 27 août 2023, voici un sujet brûlant qui agite la planète : l’Intelligence Artificielle (IA). Loin des clichés de robots humanoïdes prêts à prendre le dessus sur l’humanité, l’IA est devenue aujourd’hui un enjeu stratégique majeur. Loin d’être un simple outil technologique, il s’agit d’une véritable arme économique, politique et même militaire. Et dans cette guerre sans merci, deux superpuissances se disputent la suprématie : les États-Unis et la Chine.

Une guerre de cerveaux

Il y a une dizaine d’années, les plus grands cerveaux du monde se sont lancés dans une course effrénée au développement de l’IA. Une course dans laquelle les Etats-Unis, avec des géants comme Google et Tesla, ont pris une longueur d’avance. Mais la Chine, avec sa détermination habituelle, a décidé de rattraper son retard.

Cette course à l’IA est loin d’être anodine. Comme l’a récemment souligné Bear Grylls, célèbre survivaliste et star de la télé-réalité, ceux qui maîtrisent l’IA auront un net avantage dans les défis à venir. Il n’y a qu’à voir le nombre de startups spécialisées dans l’IA qui ont levé des fonds ces dernières années pour comprendre l’importance du sujet.

USA en tête, mais la Chine n’est pas loin

Les États-Unis restent pour le moment en tête de cette course, avec un fort soutien de leur gouvernement et des investissements colossaux. Le pays possède 77 des 100 plus grosses sociétés spécialisées dans l’IA, et ces dernières ont levé 51 milliards de dollars de capitaux rien que l’année dernière. Les applications de l’IA sont de plus en plus présentes dans de nombreux secteurs, de la finance à la défense, en passant par la médecine et l’administration publique.

Mais la Chine n’est pas en reste. Le président chinois Xi Jinping a déclaré que l’IA était une priorité nationale, et le pays a investi massivement dans ce domaine. Rien qu’en 2022, l’équivalent de 14 milliards de dollars a été investi dans l’IA chinoise, et on attend 20 milliards pour cette année.

Les obstacles à surmonter

Bien que la Chine ait fait des progrès impressionnants, elle doit faire face à plusieurs obstacles. D’abord, il y a les restrictions imposées par les États-Unis sur l’utilisation de technologies américaines. Ensuite, il y a les restrictions internes imposées par le gouvernement chinois, qui limite l’accès aux données nécessaires pour développer l’IA.

Enfin, il y a le contexte économique actuel. Après trois années difficiles marquées par la crise sanitaire et une guerre commerciale avec les États-Unis, la Chine a enregistré son plus faible taux de croissance depuis 40 ans.

En conclusion

La guerre de l’IA est loin d’être terminée. Les États-Unis et la Chine continueront à investir massivement dans ce domaine, et d’autres pays, comme l’Europe, le Japon ou la Corée du Sud, tenteront également de prendre part à cette course. Mais une chose est sûre : l’IA est devenue un enjeu stratégique majeur, et ceux qui réussiront à maîtriser cette technologie auront un avantage déterminant dans les défis à venir.