L’intelligence artificielle (IA) est devenue un enjeu majeur sur la scène internationale, et les tensions montent entre les grandes puissances. Récemment, le Royaume-Uni et le Japon, deux membres du G7, ont affiché des divergences sur l’opportunité d’inviter la Chine, une force montante dans le domaine de l’IA, à un sommet mondial sur la sécurité de l’IA. Cette situation révèle non seulement les tensions au sein du G7 mais aussi les ambitions géopolitiques et technologiques des nations impliquées.

Le Royaume-Uni : une volonté d’ouverture

Le Premier ministre britannique Rishi Sunak a annoncé la tenue du premier Sommet mondial sur la sécurité de l’IA lors de sa visite aux États-Unis en juin dernier. Selon des sources gouvernementales, le Royaume-Uni serait favorable à l’invitation de la Chine à ce sommet. Cette ouverture s’inscrit dans la volonté britannique de jouer un rôle de premier plan dans les affaires internationales liées à l’IA.

Le Japon : une position plus réservée

À l’inverse, le gouvernement japonais a clairement indiqué qu’il ne soutiendrait pas l’invitation de la Chine à ce sommet. Le Japon propose plutôt des réunions séparées sur l’IA, limitées aux leaders du G7. Cette position révèle les ambitions géopolitiques du Japon, qui souhaite être le seul représentant asiatique dans les discussions sur ce sujet brûlant.

La Chine : un acteur incontournable

Cui Hongjian, directeur du Département des études européennes à l’Institut chinois des études internationales, souligne que l’absence de la Chine dans les discussions sur l’IA serait une erreur. La Chine a fait d’énormes progrès dans ce domaine et pourrait contribuer de manière significative à l’élaboration de normes et de règles internationales.

Enjeux et implications

Le Royaume-Uni et le Japon, en tant que membres du G7, reflètent les tensions au sein du groupe, notamment en ce qui concerne la position à adopter vis-à-vis de la Chine. Le Japon semble agir en tant que vassal des États-Unis dans la région, selon Li Haidong, professeur à l’Université des affaires étrangères de Chine. D’un autre côté, le Royaume-Uni cherche à équilibrer sa relation avec la Chine, notamment en vue d’une visite du secrétaire d’État britannique aux Affaires étrangères, James Cleverly, à Pékin.

Concluons, la question de l’invitation de la Chine à un sommet mondial sur l’IA met en lumière les tensions géopolitiques et les ambitions technologiques des nations impliquées. Elle révèle également les fissures au sein du G7, un groupe de plus en plus influencé par la pression américaine. Le rôle de la Chine en tant que leader dans le domaine de l’IA ne peut être ignoré, et son inclusion ou exclusion de tels forums internationaux aura des implications de grande portée.